( 14 mars, 2013 )

Le second souffle…

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Tout comme le pèlerin qui arpente les chemins,

Emerveillé par tant de beauté alentours,

Mon coeur capte l’instant, la chaleur de ta main,

Sur ce bâton solide qui guide ton parcours.

Pas à pas sur ces sentes, nos efforts conjugués,

Capturent ce sentiment par un cliché soudain,

Que la nature si belle, nous a apprivoisés,

Et nous ouvre ses bras pour d’intenses lendemains.

Rencontre éphémère au détour d’un sentier,

Un oiseau sautillant s’envole vers l’horizon,

Tandis qu’un arbre couvert de mousse à son pied,

Nous fait perdre le nord et aussi la raison.

Ces instants partagés nous rapprochent chaque jour,

Eloignant les galères de nos âmes en débâcle,

Libérant le bonheur envahit par l’amour,

De nos deux coeurs qui battent au rythme du spectacle.

( 4 mars, 2013 )

Notre planète… Quel avenir ?

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Le vingt six décembre, de l’an deux mille quatre,

Alors que nos esprits fêtaient encore Noël,

La nouvelle est tombée sur nos radios locales,

Le fait que la nature avait fait parler d’elle.

Au large de Sumatra, une île Indonésienne,

Les grands fonds déchaînés ont modifié le temps,

Tout s’est précipité et les côtes Indiennes,

N’ont pu apprivoiser ce désastre latent.

Des milliers d’être humains ont péri, balayés,

Par ce monstre puissant rasant tout au passage,

Tel un fauve affamé que l’on ne peut prier,

Et qui fond sur sa proie dans un accès de rage.

Pas la peine de mentir, la nature nous prévient,

Qu’il faut la respecter, soigner son naturel,

Et sa colère monte, faite de tout petits riens,

Jusqu’aux débordements qui noircissent le ciel.

Nostalgique d’un passé où les oiseaux chantaient,

Où ses arbres feuillus écoutaient nos histoires,

Elle pleure sur son sort et sur sa destinée,

Priant le Dieu des hommes de stopper ses déboires.

Que penser de tout ça ? Moi, je ne peux prédire,

De ce qu’il adviendra, dans vingt ou deux cents ans,

Mais il est vrai, je tremble pour notre devenir,

Et repousse mes angoisses dans leur isolement…

( 25 décembre, 2012 )

La main tendue…

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Mon coeur souvent me guide, m’incite à tendre la main,

A tous ces gens qui m’entourent et qui fleurissent mon chemin,

Ces étoiles scintillantes qui illuminent mes journées,

S’effaçant dès que la nuit tombe sur l’horizon de mes pensées.

Le noir envahit mon âme, fait grise mine aux joies intenses,

Que peut procurer l’amour, sentiment pour lequel on danse,

Mais la raison, la grande absente de ce dédale de sensations,

Vous fait un jour ouvrir les yeux sur cette absence d’émotion.

Et c’est par des questions sans cesse, à vos oreilles, susurrées,

Qu’elle vous renvoie l’image floue dans ce beau miroir fissuré,

Et oui la vie est ainsi faite, successions de reflets masqués,

Par des sourires affichés et parfois des actes manqués.

Une harmonie sereine, teintée de petits grains de folie,

Où les jours et les semaines vous paraissent plus courts qu’une vie,

C’est en cela que mon coeur croit, vie réelle ou conte de fée,

Je pense que l’espoir est roi, pour qui espère sa destinée.

Mes mains resteront tendues, accueillant sans foi ni loi,

Des bribes de confidences, récoltées de ci de là,

Par des astres salutaires qui orneront toujours mon coeur,

Pourtant je veux crier ma haine, de ce noir qui me fait si peur…

 

( 15 décembre, 2012 )

Maintenant…

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Encore une fois les armes ont fait couler des pleurs,

Nul ne peut en comprendre le sens et la valeur,

Et ces âmes envolées me laissent toujours sans voix,

Mes yeux sont larmoyants, et en mon coeur, j’ai froid.

Le mal, cette intrépide sensation de rejet,

Parfois fait « disjoncter » le plus humble des sujets,

Et assassine le temps en soufflant sur la vie,

Ne laissant que rarement une chance, un répit.

Comment un être humain, si peu humain qu’il soit,

Peut tuer froidement, des enfants, sans émoi,

Qui, à l’aube de leur vie, remplie de l’innocence,

Ne pourront jamais plus, entrer dans d’autres danses.

La folie passagère n’expliquera jamais,

La haine que je ressens pour ces âmes paumées,

Car au delà du diable, déguisé en bel ange,

Les valeurs de la vie sont traînées dans la fange.

Je demande pardon à ma foi, c’est petit,

Mais des idées malsaines envahissent mon esprit,

Je ne peux et ne veux pardonner tous les gestes,

De ces monstres sans coeur, aux effluves de peste.

Je les hais, les vomis, sans aucune retenue,

Mes mains deviennent moites et je me mets à nue,

Non mon corps mais mon coeur qui saigne en songeant,

A tous ces chérubins, qui n’sont plus, maintenant…

( 12 décembre, 2012 )

Mendiants pour la vie…

Mendiants pour la vie... dans Mes humeurs... mendiant2-150x95

Pendant que les médias abreuvent nos têtes pleines,

D’infos prises çà et là, de dénis de problèmes,

Les pubs qui nous assaillent vantent tous les produits,

Que peu de pauvres gens se payent aujourd’hui.

La solidarité, précepte légendaire,

Que l’on peut constater n’évite pas les guerres,

N’absorbe pas le mal qui gère le quotidien,

De ceux qui font la queue, pour un morceau de pain.

Et nos grands chefs suprêmes, se moquent bien de nous,

Lorsqu’ils accordent, grandioses, un supplément de sous,

Qui, voyons, permettront aux pauvres du pays,

D’arrêter de se plaindre, combleront leurs débits.

Ce « foutage de gueule » s’accompagne, quelle foire,

De l’ idée d’un quidam, en tout point novatoire,

Une idée soi-disant salutaire animée,

Acheter des victuailles à la date périmée.

Mais comment a-t-on pu en arriver à ça,

Nous qui au jour le jour menons bien des combats,

Que nos aïeux nous aident et bénissent le futur,

Je perds pied et n’encaisse souvent plus ces coups durs.

Point de honte à mes yeux de chercher à « gratter »,

Sur cette vie onéreuse, boucher ou boulanger,

Chaque métier adhère à sa propre révolte,

Qui hélas ne crée pas que des âmes dévotes.

C’est pourquoi je tiens tant à crier haut et fort,

Que j’emmerde tous ceux qui cautionnent sans effort,

Ce système honteux de mendiants pour la vie,

Où tout n’est que paraître, caché sous ces non-dits…

( 28 novembre, 2012 )

Le mal qui ronge…

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Soudain il vous surprend, au détour d’un remord,

Implorant, suppliant un pardon démodé,

Sans pour autant choisir qui a raison ou tort,

Il vous ronge au dedans, broyant tous vos projets.

Le mal si insidieux n’a de cesse de vouloir,

Tout gérer, tout briser, sans retenue aucune,

Il repousse les demains en maudits désespoirs,

Et masque les reflets dorés d’un clair de lune.

Sentiment désolant, les larmes qu’il déploie,

Ne tarissent jamais les blessures du coeur,

Le mal est là, ancré et masque les émois,

Des jours heureux passés à l’ombre du bonheur.

Le pardon quémandé est parfois illusoire,

Il permet au fraudeur de se sentir lavé,

Des ardeurs, des mensonges, au delà d’un prétoire,

Mais n’efface jamais le désastre causé.

On prend, on vit avec et ce choix personnel,

Ne se conseille pas, mais se vit sans question,

Plaidoiries sans défense, promesses solennelles,

La raison n’a de prise, sur l’amour, la passion…

( 4 novembre, 2012 )

Pour que rien ne s’efface…

Pour que rien ne s'efface... dans Mes humeurs... quai-de-gare-150x109

Dites-moi en un mot quelle est la solution,

Quand mes forces abandonnent l’équilibre fragile,

Que je me suis construis à grands coups de raison,

Et qui soudain s’effondre en douleurs peu subtiles.

Le temps qui est passé me revient sans arrêt,

Et mes yeux embués ne croient pas aux miracles,

L’isolement, je sais, ne fera pas chavirer,

Le radeau qui me porte et m’évite la débâcle.

La tempête qui assaille de doutes, mes journées,

Bouscule mes idéaux et me laisse perplexe,

Je m’accroche un instant à ce bonheur inné,

D’être vivante de chair, mais tellement si complexe.

La vie est pourtant simple pour l’innocent joyeux,

Qui n’éprouve rien d’autre qu’un bien être illusoire,

Pour qui la vie entière est une aire de jeux,

Et qui ignore même les luttes et les déboires.

Peut-être est ce ma faute si mes pensées s’égarent,

Je repousse les bonheurs, qui font que je renais,

J’me sens abandonnée, sur le quai d’une gare,

Regardant s’éloigner le train d’ma destinée.

Et malgré le courage que je crois détenir,

Mes épaules s’affaissent sous ces douleurs tenaces,

C’est pourquoi aujourd’hui, encore je dois écrire,

Et poser mes chagrins… pour que rien ne s’efface…

( 29 octobre, 2012 )

Impuissante…

 

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Je voudrais tant soigner les maux qui font souffrir,

Faire briller vos yeux de milliers de saphirs,

Et masquant la pâleur des regards larmoyants,

Agrémenter le tout en noyant vos tourments.

Hélas je ne peux pas, n’ai pas la faculté,

De rendre les gens heureux, comme je le voudrais,

Et ces mots qui me rongent, qui gonflent trop mon coeur,

Se bousculent, incessants, n’effacant les malheurs.

Pourtant si j’étais fée je ferais des miracles,

Je briserais les heures qui mènent à la débâcle,

Et je ne garderais que celles du bonheur,

Où tout deviendrait beau, sans larmes et sans peurs.

Et par cette magie, ô combien salutaire,

Je peindrais sur vos vies entourées de mystères,

Des reflets irisés de joies et de fous rires,

Qui masqueraient les doutes et éloigneraient le pire.

Impuissante je suis, et je le resterai,

Pourtant mon coeur éponge n’a de cesse de pleurer,

Sur ce manque évident, de ne pouvoir rendre heureux,

Les êtres qui m’entourent et les porter aux cieux.

Ces cieux qui ouvriraient les portes du bien être,

Quand tout autour de nous ne semble que paraître,

Qui gommeraient enfin la noirceur de l’enfer,

Pour celui qui perd pied et ne sait plus que faire…

( 27 septembre, 2012 )

Quand vient la fin de l’été…

Quand vient la fin de l'été... dans Mes humeurs... la-fin-de-lété-150x112

Mes pieds foulent le sable abandonné et froid,

Recherchant cet été qui a fui pas à pas,

Et les souvenirs pareils à de tendres moments,

Envahissent mon âme ballotée de tourments.

Quelquefois çà et là, des empreintes rappellent,

Que des passants furtifs aux allures bien frêles,

Ont caressé la grève d’un regard nostalgique,

Cherchant sur l’horizon des images magiques.

J’imagine un instant les sirènes alanguies,

D’un regard si lointain, malheureux et surpris,

Qui, ignorant les embruns des hélices des bâteaux,

Se lamentent sur l’absence de dérive des radeaux.

Je sens ces gouttes d’eau qui frôlent mon visage,

J’espère qu’elles sont signe de fabuleux présages,

De lendemains joyeux, qui même sans le soleil,

Me rempliront d’amour et de monts et merveilles.

Le vent frileux s’infiltre sous ma veste légère,

procure des frissons qui annoncent l’hiver,

Et mon corps tout entier appréhende ces mois,

Où la lumière baisse et dompte mon émoi.

Pourtant ce temps qui passe fait partie de la vie,

Que demain soit bénit et me donne l’envie,

De forcer le destin, de connaître le bonheur,

Et d’y laisser les traces du chemin de mon coeur…

 

( 24 septembre, 2012 )

Ô rage…

Ô rage... dans Mes humeurs... dunes-150x150

J’ai la rage dans le coeur, celle qui prend et qui ronge,

Par peur de trop blesser, je m’enferme souvent dans mes songes,

Non d’une nuit d’été, mais bien d’hivers sombres et froids,

Où l’espoir de renaissance me côtoie mais ne m’atteint pas.

Que pourrais-je espérer sinon la paix intérieure,

Qui me fait souvent faux-bond, et qui brise mon coeur,

Celle qui apaiserait les doutes, qui souvent m’inondent,

Celle qui apaiserait mon âme, sans peur d’un retour de fronde.

A pile ou face bien des fois, j’ai joué avec mon destin,

Balayant les interfaces juste d’un signe de la main,

Faisant fi des commentaires, des m’as-tu-vu, des on-dit,

Qui n’atteignent que mes chevilles et n’ont de prise sur ma vie.

Des décisions en actes francs, j’avance parfois lentement,

Mais les aléas, c’est notoire, me font souvent tourner le sang,

Liquide chaud indispensable à l’existence de ce corps,

Qui vire et soudain se glace, au moindre mauvais coup du sort.

Et à ces instants tragiques, j’en oublie ces jolies phrases,

Qui gorgées de sagesse me permettent d’être en phase,

Avec un monde d’utopie, de calme et de sérénité,

Phrases magiques à lire, mais difficiles à méditer.

Je m’en abreuve, je m’en soûle, je les bois jusqu’à la lie,

Afin que de mes épreuves, ne restent enfin que les délits,

De n’avoir pu tourner les pages d’une existence à double sens,

Où mon coeur est resté en rade, par trop privé de son essence.

Essence de vie trop bien cachée, qui est à l’affût de tout répit,

Qui calmerait mes idées folles et m’accorderait un sursis,

Et qu’enfin d’une parole, je puisse ouvrir mes yeux fixés,

Sur ce besoin aux idées folles, de faire pleurer mon cahier,

En l’abreuvant d’encre frivole, tel un tag aux contours tremblants,

Je dessine plus que ne note, l’esquisse de mon ressentiment.

Car la vie parfois me pousse à tout remettre en floraison,

Le passé, le présent qui foulent les chemins de ma déraison,

Alors j’écris, je peint des mots, qui agrémentent d’heure en heure,

Mon havre de paix, sans doute, pour atténuer mes jours de pleurs.

J’ai la rage dans le coeur, celle qui prend et qui ronge,

Par peur de trop blesser, je m’enferme souvent dans mes songes,

Non d’une nuit d’été, mais bien d’hivers sombres et froids,

Où l’espoir de renaissance me côtoie mais ne m’atteint pas…

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