( 22 avril, 2014 )

Ruissellements…

ruissellement
Album : ruissellement

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Ces gouttes qui s’éclatent sur l’asphalte fumant,

Apaisent un peu ces doutes qui me serrent le coeur,

Car en fermant les yeux, ce clapotis chantant,

Me transporte bien loin de ces bribes de rancoeur.

Rancoeur du temps qui passe sur la vie éphémère,

De ces années frivoles où tout paraît si clair,

Où le moindre aléa glisse sur le sommaire,

D’un destin immortel, au paragraphe éclair.

La vie est ainsi faite, de joies et de chagrins,

Chagrins qui se déteignent sur mon moral d’acier,

Je m’inquiète souvent pour tous ces lendemains,

Qui arrivent à grand pas, qui me font vaciller.

Et pourtant je veux vivre et ne plus m’angoisser,

Pour des choses, non futiles qui déchirent mon présent,

Garder mon optimisme face à tous les dangers,

Qui barrent mon chemin, me font tourner le sang.

Ces dangers, bien grand mot, car la vie m’a prouvé,

Que j’ai pu les braver et les mettre en charpie,

Les étouffer si fort que le souffle m’a manqué,

Mais je reste debout et me bat sans répit.

Pourtant à ces moments où la vie m’paraît grise,

Où je trouve mon havre au fond de ma réserve,

L’étincelle du bonheur est faible, mais persiste,

Sûr, je vais rebondir… et retrouver ma verve…

( 28 février, 2014 )

A mes potes de bouffe…

 
A mes potes de bouffe... dans Mes humeurs...
Douze heures quinze, branle-bas de combat,
Qui va faire les courses, et le pain, qui l'achète ?
Sans oublier bien sûr le fromage adéquat, (à qui ?) ;) 
Qui embaume les bureaux et fait tourner les têtes.

Puis question subsidiaire, bon, pour Shé, qui s'y colle ?
Ah non, moi j'ai trop faim, elle va mettre deux heures,
Allez, soyez sympas, elle n'a que deux bricoles,
Elle m'a dit, c'est rapide, je sais ce que je veux.

Quand enfin réunis autour de ces deux tables,
Que l'on dispose au gré des besoins journaliers,
C'est entre deux bouchées et puis quelques cabales,
Que quelqu'un se dévoue, la vaisselle, c'est plié !

Mais lors de ces échanges, où tant de rires fusent,
Attention, interdit de discuter boulot,
Sinon Agnès se fâche et bien sûr, elle abuse,
De mots gentils et tendres, des petits et des gros.

Alain n'a pas son reste pour clôturer sa faim,
Par un subtil mélange odorant et goûteux,
Je veux bien sûr parler de fromage et de pain,
Agrémentés d'une couche de chocolat onctueux.

Et les autres compères, Benjamin mandarine,
Et aussi Emilie et ses petits légumes,
Sans risquer d'oublier Miss Clochette, si fine,
Qui nous abreuve parfois de récits d'infortune.

Puis viennent clôturer ce charmant décryptage,
Je veux parler de Pierre et sa moitié, Sandrine,
Qui, force est de constater ont bien tourné la page,
Des kilos superflus qui complètent mes rimes.

Et quoi qu'elle puisse passer, Marinette est bien là,
Déguisée en moi-même, elle les fait sourire,
Et elle aime à penser qu'au-delà des repas,
Cette amitié n'est pas qu'une de plus, pour la frime.

C'est donc avec humour et non sans émotion, :) 
Que je dédie ces lignes à vos rires moqueurs,
Qui parfois m'ont permis de cacher mes douleurs,
Vous, ma seconde famille, mes Amis... Poil au fion !!! ;) 
( 14 février, 2014 )

Entre mes mains…

terre main

Paradoxe imparfait qui s’décline en prière,

Je songe éveillée à ce bonheur burlesque,

Qui, effleurant mon âme en d’habiles manières,

M’a laissé des empreintes, des j’y suis et des presque.

Le désir emmêlé aux pensées raisonnables,

J’ai bravé les défis inhérents à la vie,

Tournoyant lentement, j’ai posé sur le sable,

Ces marques indélébiles qui perturbent mon esprit.

Et cette encre frivole qui grave mes idées,

Est guidée par mes doigts qui retiennent la mine,

Je n’ouvre pas ma main, je kidnappe d’emblée,

Cet objet maladroit qui veut tracer des rimes.

Il aimerait surtout apaiser ces chagrins,

Qui s’infiltrent partout, dans mon coeur, dans mon ventre,

Et faute de posséder le monde entre mes mains,

J’opère un repli et m’enfonce dans mon antre.

Quiétude boréale, j’apprécie le silence,

Enveloppant mes sens, témoins de tant de heurts,

Et jamais ne me lasse de ce vide qui panse,

Les blessures du passé qui arrachent des pleurs.

Mais voilà, la battante que j’ai toujours été,

N’a que faire des attentes, parfois aux oubliettes,

De ces rêves de paix et de fraternité,

Je veux croire toujours et surtout, je veux être.

Et là, sans faux semblant, j’apprivoise les doutes,

Qui m’assaillent souvent lorsque survient le soir,

J’enraye mon présent pour glisser dans la soute,

Ces valises trop lourdes contenant mes espoirs.

Regards ternes appauvris par la mélancolie,

J’ouvre pourtant mon coeur aux délices sucrés,

D’une amitié sincère oubliée des non-dits,

Sentiment plus pérenne et tellement plus sacré.

Minaudant des sourires, je laisse battre mon coeur,

Et tel un métronome, il sommeille en cadence,

Effleurant de mes yeux ces lignes de douceur,

J’apprivoise mes maux et entre dans la danse…

( 28 janvier, 2014 )

Et j’écris encore…

Ruisseau
Album : Ruisseau

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Le silence apaisant qui berce mes écrits,

Me remplit d’une douceur sans nulle autre pareille,

Englobant mes pensées vagabondes, sans délit,

Vers un monde utopique surpeuplé de merveilles.

Une clairière au milieu de milliers d’arbres en fleurs,

Abrite ma cabane bordée d’un p’tit ruisseau,

Où les oiseaux heureux viennent poser leurs coeurs,

Sur les épouvantails qui éloignent les corbeaux.

Magie d’une soirée où mon stylo s’enflamme,

Au rythme incessant du ronron bienheureux,

De ma boule de poils qui parfois me réclame,

D’un « miaou » engageant, des câlins affectueux.

Dans cette plénitude, mon coeur enraciné,

Me surprend à rêver à d’autres horizons,

Pour raviver enfin cette joie calcinée,

Etouffée par les flots, noyée dans sa prison.

Et lorsque soudain cesse, la balade de l’encre,

Sur cette feuille blanche qui accueille mes mots,

Je relis du début et là, je jette l’ancre,

Je refuse en bloc le moindre de mes maux…

( 21 décembre, 2013 )

C’est l’hiver…

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Non ce n’est pas l’hiver dans le fond de mon cœur, ;)

Pourtant il se contracte sur des pensées moroses,

Car il sait que dehors, les arbres n’ont plus de fleurs,

Ne restent que les épines pour les semeurs de roses.

On prépare les fêtes, c’est le nom que l’on donne,

A deux jours, allez… quatre, en comptant les soirées,

Où tout n’est qu’opulence et où les excès prônent,

Cette soif d’être heureux et de ne plus penser.

Les enfants s’extasient au pied du beau sapin,

Paré pour l’occasion, lui aussi de guirlandes,

Tout comme nos pensées formatées presqu’en vain,

Pour crier le bonheur en gestuelle d’offrandes.

N’oublions pourtant pas, par delà les cadeaux,

Ces mendiants du bonheur qui vous tendent la main,

Qui cherchent auprès d’un Dieu à effacer leurs maux,

Et aspirent, eux aussi, à d’heureux lendemains…

( 23 octobre, 2013 )

C’est un signe… ;)

 

C'est un signe... ;) dans Mes humeurs... cygne-et-canard-117x150

Et soudain m’est apparu un cygne,

Ou peut-être était-ce un canard,

Dans tous les cas, qu’a ce canard,

A oser m’envoyer des signes ?

Signes de vie, cygne des lacs,

Là, tout de suite, je signe,

Pour un cri ou plutôt un couac,

Du chant nocturne d’un beau cygne.

Mais… Sans vouloir vous émouvoir…

Si parfois vous attendez un signe,

Riez des larmes de coin-coin,

Car la vue d’un canard en plumes,

Sera un « sciygne » du destin…

Signé : Angle-Angle

P’tit délire nocturne… Désolée… Lol ;)

( 22 octobre, 2013 )

Traces de vies…

Traces de vies... dans Mes humeurs... j-ecris-150x91

Souriant au bonheur, je laisse voguer ma plume,

Qui fige ces instants où tout mon corps décline,

Un bien-être enivrant dissipant cette brume,

Balayée par le sens que prend ma vie féline.

Bondissant sur la vie, mordant à pleines dents,

Ces moments de quiétude où tout me paraît beau,

J’imagine le futur, je laisse glisser le vent,

Sur mes pensées légères et sur mes idéaux.

Je remercie ma vie d’ancrer tous ces bonheurs,

Sur ces écrits tous nés, dans le creux de mes mains,

Qui dessinent des mots au-delà de mon coeur,

Et permettent de croire à d’heureux lendemains.

Ce geste, cette magie, faire naître des mots,

Je ne m’en lasse pas, j’aime avant tout écrire,

Et ces traces de vies, faites de bas et de hauts,

Font partie de mon « moi » et me font bien sourire…

( 4 juillet, 2013 )

L’estime de soi…

L'estime de soi... dans Mes humeurs... estime-de-soi-150x90

Des défauts, oui j’en ai, un peu comme tout le monde,

Je les gère toujours et avec le sourire,

Mais là, je ne peux plus, j’veux sortir de cette ronde,

Sentiment insidieux qui réfrène mes rires.

Trop de sollicitude, ce n’est pas bon mais j’assume,

Mon coeur fait grise mine face à tous ces non-dits,

Je décline mon présent en pointant de ma plume,

Ces instants de colère qui pourrissent ma vie.

Que penser de ces gens qui tirent sur la corde,

Sinon qu’ils me fatiguent et m’usent de jour en jour,

Je n’ai pas vocation à juger les cohortes,

Des arrivistes nés, des dialogues de sourds.

Ma conscience est sereine et j’ai les coudées franches,

Pour affirmer tout haut, sans rien me reprocher,

Je sais ce que je vaux et je m’accroche aux branches,

De devoir accompli et du travail bien fait…

( 21 juin, 2013 )

A-t-on le droit…

A-t-on le droit... dans Mes humeurs... triste-150x128

Je ne veux pas juger, ni me faire juger…

 

Cette phrase lancée n’est qu’un leurre minable,

Car personne ne peut avouer impunément,

Qu’il n’a jamais porté ou bien mis sur la table,

Une phrase assassine, le moindre jugement.

Ces mots que l’on regrette, trop tard, car déjà dits,

Se gravent dans l’esprit sans sacre de pardon,

Ils prennent l’importance que l’on avait prédit,

Et torturent les entrailles toujours au plus profond.

Pourtant je n’en veux pas, je voudrais occulter,

Ces écarts de conduite, ces dérives verbales,

Qui entâchent la vie et attisent les regrets,

De n’avoir pas géré, plus tôt, toutes ces cabales.

Pardon, mille pardons, si mes mots vous font mal,

Parfois la peine engendre toutes sortes de sentiments,

Et ces paroles lâchées me paraissent bien sales,

Car j’aime sans compter,  et sans  ressentiment…

( 31 mai, 2013 )

Juste quelques mots…

Juste quelques mots... dans Divers paix2-150x120 

 J’errais l’âme légère, arpentant çà et là,

Les allées bricolage, en quête d’idée cadeau,

Lorsque derrière moi, j’ai entendu ses pas,

Hésitants, maladroits, ponctués de sanglots.

Et mon coeur s’est serré à la vue de cette dame,

Dont les larmes coulaient, noyant ses joues rosies,

Ses yeux rouges et gonflés reflétaient tout le drame,

D’un mal être latent, d’un échec  de la vie.

Je me suis approchée, l’abordant gentiment,

Lui proposant mon aide pour partager sa peine,

Ses yeux se sont levés et j’ai vu un instant,

Qu’elle était étonnée de ma venue sans gêne.

Ne pouvant pas parler, gorge nouée par ses pleurs,

Elle m’a regardé à travers ses lunettes,

Et j’ai senti soudain que lui ouvrir mon coeur,

L’avait touchée, émue, même si elle restait muette.

N’osant pas insister j’allais m’en éloigner,

Quand sa main s’est posée sur mon bras, sur mon être,

Et elle a murmuré d’une petite voix brisée,

Merci, un grand merci de m’offrir du bien être.

J’ai ajouté sans hâte quelques mots réconfort,

Puis m’en suis retournée à mes occupations,

Soulagée d’avoir pu atténuer, non à tort,

Sa peine évidente, ses plus fortes tensions.

Plus loin, je l’ai croisée, calme et plus sereine,

Et mon coeur s’est rempli d’un sentiment heureux,

D’avoir pu, seulement, par quelques mots pérennes,

Lui rendre ce sourire, d’un avenir plus bleu.

Tendez, tendez vos mains, lorsque vous le pouvez,

Vers ces peines croisées, au détour de la vie,

Vous en ressentirez un bonheur abreuvé,

Et vous vous sentirez plus humain, et grandi… 

 

 

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