( 18 mars, 2010 )

Faux-culs, mais vrais cons…

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Sauriez-vous reconnaître, errant autour de vous,

Les faux-culs de première qui gèrent votre présent,

Moi j’en suis entourée, ça grouille de partout,

Et j’en baisse les bras, et j’en serre les dents.

A coups de révérences, très basses cela va de soi,

Ils relancent le débat des idiots malveillants,

Pour qui baisser leur froc se fait souvent sans foi,

En multiples courbettes, ils s’intègrent dans les rangs.

Jamais je ne pourrais adopter l’attitude,

Du glandu opinant du chef à chaque instant,

Plutôt crever que d’être un toutou immature,

Qui se couche devant un maître aux longues dents.

Ma vie, elle se déroule sans haine, sans turpitude,

Mes gestes et mes paroles ne sont pas calculés,

Je suis comme je suis, renie leurs habitudes,

Et rejette d’un bloc leur statut « d’empalés ».

Comment rester correcte avec des mots guindés,

Quand je n’ai qu’une envie, c’est leur crier bien haut,

Vous me faites chier, en gros, vous me « bandez »,

Mais je reste très digne et ravale mes mots…

 

( 29 août, 2009 )

Un jour… des histoires…

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Lorsque j’écoute la détresse des jeunes de banlieue,

Qui de par leur colère s’attirent les foudres de « Dieu »,

Parce qu’ils osent crier leur mal-être grandissant,

Qui parfois dégénère en des affronts sanglants,

Je ne peux m’empêcher de verser des flots de mots,

Car par mon impuissance je rajoute à leurs maux,

Le fossé qui se creuse, l’abîme qui les guette,

Face à ces gens « normaux » qui déclinent leur quête.

Et moi qui ne dis rien, qui cautionne ce déclin,

Je cherche la valeur du mot commun « humain »,

Ou bien de l’adjectif empreint de compassion,

Qui qualifie celui, plus ange que démon…

Mais qu’importe le temps, qu’importe les saisons,

Tout en haut de l’échelle, la grenouille a raison,

Elle est la main suprême du bonheur, du malheur,

Prête à tout sacrifier pour booster ses ardeurs.

Et s’il faut écraser les insectes nuisibles,

Ils traceront des Lois à l’encre indélébile,

Qui nous apporteront en plus des prises de tête,

Des heures de malheur qui terniront nos fêtes…

Vous pouvez remarquer qu’au fil de cette histoire,

Le « eux »  a laissé place au « nous », car j’ai l’espoir,

D’un retour imminent de meilleurs sentiments,

Même si aujourd’hui, rien n’est plus comme avant.

Et nous sommes concernés, en un mot comme en deux,

Car tout autour de nous, l’étau serre peu à peu,

Le souffle devient court et le coeur s’accélère,

A l’idée que demain nous vivrons la galère,

D’une situation extrême de non-retour,

Où nous oublierons tous, le sens du mot « amour »…

( 3 mars, 2009 )

Il y a un an…

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Il y aura un an dans sept jours que j’ai appris la nouvelle,
Après trois ans mon amour, tu es bonne pour la poubelle.
Alors tu vas vite dégager, ta présence m’insupporte,
En cartons tu vas ranger et prendre vite la porte.

Mais surtout attention ! Attention je t’ai à l’oeil,
Je te suis, je suis là, afin que dans ton orgueil,
Tu ne crois pas que tu vas emballer comme ça,
Et me voler les casseroles que voilà.

Quant à la pharmacie, où tous les médicaments,
Sont rangés par boîte, au milieu des pansements,
Je t’accorde le droit de partager les bandes Velcro
Mais fais gaffe et surtout, ne m’en prends pas trop.

Les dernières paroles que tu as aboyées,
Sont : « Où est ce que tu as mis les clés ? »
Heureusement depuis l’eau a coulé sous les ponts,
Et oh ! Vengeance, tu te retrouves sans un rond.

Et oui, la pauvre idiote qui te faisait bouffer,
A guéri de ta hargne et ta méchanceté,
Elle vole désormais vers d’autres horizons,
En espérant tomber, cette fois sur le bon.

( 23 février, 2009 )

Déchéance…

Seul
Loin du monde réel, il emprunte le chemin,
Qui l’a conduit ici, sans qu’on lui tende la main,
Rejet de la société, il erre dans les ruelles,
Sollicitant parfois une aide fraternelle.

Mais il est transparent, et les passants l’ignorent,
Eux qui ne songent pas à vivre dans ce décor,
Où tout n’est que misère, malheurs et pauvreté,
Hier encore pourtant, tout n’était que gaieté.

Mais voilà tout à coup l’avenir s’est noirci,
Sa vie, son amour propre se sont couverts de suie,
Et les gens qu’il aimait lui ont tourné le dos,
Ne voulant assumer ce terrible fardeau.

Mais réjouissez-vous, ceci n’est qu’une histoire,
Que j’ai écrite ce jour, pour garder en mémoire,
Qu’ici tout est factice et peut-être demain,
Je sombrerai aussi, je crèverai de faim…

( 23 février, 2009 )

L’indifférence…

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Il est à des instants difficile de pouvoir penser,
A ce que l’on pourrait apprendre de notre passé,
Et la folie nous guette à chaque mouvement,
Nous sommes loins du monde, et lisons des romans.
Et pourtant dans ces livres où tout se termine bien,
Nul ne pourrait songer à adapter aux siens,
Ces instants merveilleux, empreints de tant d’amour,
Et nous souhaitons surtout une vie sans détour.
Oui, lorsque nous voyons, dans la rue, se vautrer,
Un’ pauvre vieille femme, glissant sur la chaussée,
Sur cinq ou six personnes qui vont la contourner,
Un’ seule va se pencher et rester pour l’aider.
Et cette indifférence qui nous tue chaque jour,
Nul ne peut la cacher, toutefois sans être pour,
Car même interrogés, et baissant le regard,
Les gens ne veulent pas avouer leurs écarts.
Mais si tous les humains voulaient s’donner la main,
Ils partageraient même un petit bout de pain,
Au lieu de se jeter sur la mie, affamés,
Ou s’envoyer la croûte, au visage, pour blesser.
Si le silence rejette toute forme de mépris,
L’indifférence nous happe, plus personne ne sourit,
Et pourtant sans ces masques que nous tenons si fort,
Nous irions tous ensemble chanter contre la mort.

( 22 février, 2009 )

J’aime qu’on m’aime !!!

Il n’oublie pas de m’appeler,
Il m’écrit régulièrement,
Il cherche à me rencontrer,
Il n’aime pas quand je lui mens,
Il se soucie de ma santé,
De mes pleurs il est mécontent,
C’est un garçon plutôt parfait,
Qui ne sera jamais absent,
Car sa passion le fait vibrer…
Mon banquier !

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